Je suis libre comme l'air. Saluons cet instant de volupté cosmique. Car je sais que ça ne durera pas. En ce monde lourd et absurde, l'éphémère est la pureté même. Gloire à l'instant. La touche de lumière dorée, lorsque le soleil s'en va. L'odeur de la terre après une pluie attendue. La douceur d'une peau. Le goût de l'eau glacée. L'écho d'une jolie voix. Là est la beauté. Et j'aime la vie ainsi. Je suis heureuse, seule au milieu des fleurs, lisant du Baudelaire et échangeant des messages avec un amant. Je ne demande pas plus. J'ai déjà trop demandé. Je crois qu'il est temps de laisser faire la vie. L'horreur glisse sur moi aujourd'hui, sans m'atteindre. Et je suis heureuse au milieu des trahisons de ces humains stupides. Je brille à nouveau.


# Posté le vendredi 22 mai 2009 14:08

Modifié le lundi 15 juin 2009 06:57




Ne m'envoie plus de messages. Excuse ou pas, cela ne m'intéresse pas. Cela ne m'intéresse plus. Je suis heureuse mais ce bonheur est encore bien fragile. Le fantôme de ton souvenir me fait rechuter, parfois. Les gens autour de moi ne comprennent pas pourquoi, soudain, j'éclate en sanglots sans raison apparente. Tout n'est que lumière aujourd'hui, seules de petites tâches sombres viennent salir le paysage. J'ai encore trop de souvenirs en mémoire, trop de nostalgie. Je ne prendrai pas le risque de retomber dans tes bras menteurs. N'espère plus rien de moi. Mon dégoût pour toi est trop grand. J'ai perdu mon temps avec toi. J'ai souffert. Maintenant c'est fini, et tes jolies-petites-excuses-toutes-mignonnes n'y feront rien. Je t'ai prévenu maintes fois et t'ai laissé mille chances. Mais tu n'as que faire du c½ur des gens. Ton plaisir personnel est ta seule boussole. Et moi, je m'éloigne, je m'éloigne, je m'éloigne... Tu m'as perdue, tu l'as perdue, tu perds tout le monde petit à petit. Tu es un raté. Tu perds tout et je sais que je peux te faire confiance pour ne pas agir afin de changer le cours des choses. Je suis désolée pour tout, tu sais. Mais j'ai fait ce que j'ai pu.
Et je ne peux plus rien pour toi, maintenant.




You are a looser.
Et c'est trop tard, trop tard, trop tard...

# Posté le samedi 30 mai 2009 10:45

Modifié le lundi 01 juin 2009 14:54


Quelle jolie soirée, ma chérie. Tiboudou, voilà longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi proche de toi. Tes câlins et ton affection me manquaient depuis un bon moment, je sentais une certaine distance entre nous et cela me faisait très peur. Un fossé se creusait, nous éloignant chaque jour un peu plus. Aujourd'hui, je suis la plus heureuse des jeunes filles. J'ai retrouvé la petite boule d'amour que je connaissais et je peux enfin souffler. La soirée d'hier m'a rappelé une fois de plus pourquoi je t'aime tant, mon petit bout doux. Cet air innocent sur ton visage, ta façon de parler aux gens, tes yeux, tes si jolis yeux de succube. Tout m'est revenu en une grosse claque dans la gueule. Tu m'as tant manquée, et j'osais si peu te le dire. Quelle grossière erreur. La soirée d'hier était si belle, la musique si bonne, les gens si gentils, toi si belle, Manu si attendrissant. La soirée pour toi comme pour moi fût une réussite. Lorsque je me suis glissée à ton oreille pour partager ma victoire et que tu as écarquillé les yeux en disant "ooooh, mais c'était trop mignon!" je me suis senti pousser des ailes. La scène tourne encore en boucle dans mon esprit, c'est si agréable. Je suis heureuse de voir que tu vas bien. C'est une Tiboudou souriante et détendue que j'avais à mes côtés hier soir. Et j'aime tellement ça que j'en veux encore, encore et encore.





Et une chose est sure.
Je t'aime.

# Posté le dimanche 31 mai 2009 13:44

Modifié le dimanche 07 juin 2009 16:05


C'est un désastre. Un désastre...
Je me croyais plus forte que ça. J'étais bien trop sure de moi, j'ai joué avec le danger et j'ai perdu. En baissant ma garde j'ai peut-être voulu ressentir à nouveau la passion qui me submergeait avant, lorsque tu m'enlaçais tendrement. Et étrangement, j'ai été déçue. J'ai changé, j'ai bel et bien changé. Je ne ressens plus la même chose, je ne vibre plus face à tes essais. Malgré tout, j'ai espéré encore une fois. J'ai enfoncé mon horrible tête dans la gueule du loup pour voir si elle avait changé durant mon absence et par mon manque de jugeote me voilà désormais coincée. Le plus pitoyable dans cette histoire, c'est que je n'en tire aucune jouissance. J'aurais très bien pu être immorale et jouer avec les âmes sensibles qui rodent autour de moi, mais non. Mon humanisme est trop grand. Peut-être as-tu raison, je suis trop pure. Je devrais profiter, avant de m'en aller, mais j'en suis incapable. Ce matin je me lève l'esprit brouillé et la réalité ressurgit. Je pense que c'était une erreur. A trop vouloir me prouver que tu faisais partie du passé, à trop longer les frontières du royaume des souvenirs, une main bien plus forte que moi m'a saisie et m'a attirée à l'intérieur. Je ne suis pas prête à t'oublier, la soirée d'hier me l'a amplement prouvé. Mais si je veux m'en sortir, il le faut. Et je veux m'en sortir. J'ai fais des efforts, j'ai rebâti quelque chose et je peux te jurer que j'ai pleuré avant d'y arriver. Mais maintenant c'est trop tard, je ne peux plus me permettre de me mettre en danger comme ça. Je veux avancer maintenant, et tu dois demeurer un souvenir parmi tant d'autres. Te faire entrer dans mon présent est trop destructeur et je n'ai plus d'illusions à ton sujet. J'ai toujours de la tendresse pour toi, mais tous ces mois de bêtise profonde m'ont dégoûtée et il faut que je vogue vers d'autres horizons. Contrairement à toi, je ne suis pas capable de me gausser du c½ur des humains. Contrairement à toi aussi, je sais prendre des décisions. Et je décide que je ne veux pas reproduire les erreurs que tu as faites.

Je ne veux pas jouer le rôle du dictateur.

Je ne veux pas visiter les plus bas tréfonds de la nature humaine.

# Posté le samedi 13 juin 2009 07:01

Modifié le dimanche 14 juin 2009 14:17